Trésors du Chili : LE NORD

Petit retour dans le temps puisque je suis arrivée au Chili au mois de janvier !

La fin de notre voyage en Bolivie signifiait l’arrivée au Chili mais également la fin de mon voyage avec ma meilleure amie Silvie et sa famille qui m’accompagnaient durant plus de deux semaines. Mirta, notre cuisinière de trois jours et son mari, notre chauffeur et guide en Bolivie, nous ont amenés à la frontière du côté bolivien et de l’autre côté un minibus nous attendait du côté chilien pour nous amener à San Pedro de Atacama à environ 50 km. Après quelques minutes déjà, lorsqu’on descend de l’Altiplano, la ville de San Pedro de Atacama est perceptible. Notre arrêt à San Pedro de Atacama était avant tout pour participer au tour d’observation des étoiles que propose l’agence Space et pour profiter de l’ambiance de cette ville toujours mystique bien que très touristique. Malheureusement, la pleine lune a empêché le tour si désiré, deux soirs de suite. Il existe un énorme choix de visites à San Pedro (vallée de la lune, vallée Arcoiris, geysers d’El Tatio, etc..) et un stop de plusieurs jours est vivement recommandé lors de la visite du Chili. Il y a deux ans lors de ma première visite de San Pedro de Atacama, j’avais absolument adoré la visite de la Vallée de la lune, que je recommande vivement.

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frontière Bolivie-Chili

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San Pedro de Atacama

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Environs de San Pedro

Arica :

Après environ douze heures de bus depuis San Pedro, je suis arrivée à Arica, ville la plus aride au monde. À mon réveil à l’arrivée du bus à la gare routière, j’ai sursauté en entendant que le couple de Brésiliens derrière moi s’était fait voler sac, porte-monnaie et passeports. Par chance, j’avais été épargnée car j’avais encore tous mes documents… Les vols dans les bus de nuit sont assez fréquents en Amérique latine, il est recommandé de garder ses valeurs sur soi et pas dans son sac à dos.

Arica est un lieu aimé des surfeurs, il y a de belles plages larges avec des vagues idéales pour pratiquer le surf. Comme ma première expérience sur un surf n’avait pas été très concluante au Costa Rica, j’ai décidé de me concentrer sur la ville et les excursions dans les alentours. Comme je n’avais prévu que deux jours sur place et que j’étais arrivée très tôt le matin, je suis partie de bonne heure pour aller visiter la ville à pied. En passant par l’office du tourisme, on m’a indiqué que l’office du tourisme offrait des tours de ville à pied,  100% gratuits et par chance, j’arrivais à l’heure où le tour commençait. Je me suis donc jointe au groupe et j’ai appris beaucoup sur la ville qui avait autrefois appartenu au Pérou, sur une ville qui loge deux chefs d’œuvres d’architecture de Gustave Eiffel, l’ancienne douane et la cathédrale San Marcos et où la mémoire de la guerre du Pacifique est toujours très présente. L’après-midi, je suis tout d’abord allée visiter le musée San Miguel de Azapa pour en apprendre plus sur la plus ancienne technique de momification des Chinchorros, les momies noires. Ensuite, une fois le climat un peu plus agréable, j’ai gravi le Morro pour y admirer l’océan et la vue sur la ville.

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cathédrale San Marcos

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ancienne douane

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Morro d’Arica

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Vue depuis le Morro

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momies au musée San Miguel de Azapa

Le lendemain, je voulais remonter dans l’Altiplano en direction de la Bolivie pour y découvrir les paysages de la région du parc national de Lauca et du lac de Chungará.

Ce voyage était assez éprouvant puisqu’on monte du niveau de la mer à 4600 mètres d’altitude en quelques heures. Notre tour partait d’Arica, une ville et région complètement aride et nous amenait près de la frontière avec la Bolivie dans l’Altiplano, qui était ce jour-ci, humide. De notre petit groupe de quinze personnes, quatre étaient malades et n’ont profité que moyennement du paysage. Les paysages sont splendides mais les nombreuses heures en voiture et l’altitude ont rendu le voyage difficile pour certains.

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Putre

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Volcan Parinacota

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Iquique :

Ma destination suivante se trouvait pour une fois à moins de quatre heures de route. Iquique, autre ville remplie d’histoire au Chili depuis son époque d’âge d’or avec l’exportation du salpêtre. Cette ville au bord de l’océan Pacifique se trouve derrière une falaise de sable, haute de 200 mètres. En venant ici, je voulais avant tout visiter la ville fantôme d’Humberstone qui comptait autrefois environ 5000 habitants.

Le premier jour, j’ai profité de visiter cette jolie ville et sa plage balnéaire très fréquentée à pied et j’ai cherché une agence qui proposait une visite guidée à Humberstone.

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Le lendemain matin, je suis partie pour une journée de visites en groupe.  Nous avons tout d’abord fait un arrêt sur la route pour observer des géoglyphes et nous nous sommes ensuite rendus à l’ancienne usine de Santa Laura et Humberstone, la ville fantôme depuis la fermeture de la mine en 1960. Rien que pour ce jour de différentes visites très intéressantes, je conseille un stop à Iquique !

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Après cette longue journée d’excursions,  j’ai profité de ma grande fatigue et de la nuit pour continuer ma route en bus de nuit à La Serena, à douze heures de route de là.

Cile, poema e canzone

O quando el figlio di Violetta Parra canta Pablo Neruda :

Poema 15

Ángel Parra – Poema 15

 

Me gustas cuando callas porque estás como ausente,
y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca.
Parece que los ojos se te hubieran volado
y parece que un beso te cerrara la boca.

Como todas las cosas están llenas de mi alma
emerges de las cosas, llena del alma mía.
Mariposa de sueño, te pareces a mi alma,
y te pareces a la palabra melancolía.

Me gustas cuando callas y estás como distante.
Y estás como quejándote, mariposa en arrullo.
Y me oyes desde lejos, y mi voz no te alcanza:
déjame que me calle con el silencio tuyo.

Déjame que te hable también con tu silencio
claro como una lámpara, simple como un anillo.
Eres como la noche, callada y constelada.
Tu silencio es de estrella, tan lejano y sencillo.

Me gustas cuando callas porque estás como ausente.
Distante y dolorosa como si hubieras muerto.
Una palabra entonces, una sonrisa bastan.
Y estoy alegre, alegre de que no sea cierto.

 

Día internacional de la mujer

A todas las madres, hijas, esposas, solteras, hermanas, indigenas, trabajadoras, mujeres de America latina que tienen una fuerza y un coraje increíble, hoy quiero decirles gracias por haber hablado un poco conmigo, por mostrarme su obra, introducirme en su familia  o compartir sonrisas.

Feliz día a ustedes y a todas las mujeres del mundo !

Un fruto chileno

¿Ya habían tocado o probado el fruto copao o la tuna de copado ?  ¡¡¡Este fruto es 100% chileno !!!

Por su textura externa, no parece un fruto ordinario, sino casi un fruto extraterrestre… ¡con su color verde,  pequeñas puntas y peludo! ¡Y también es difícil encontrarlo!

Este fruto lo probé en el Valle de Elqui, cerca de la Serena, pero crece desde Copiado hasta Illapel en climas áridos.  

Para recogerlo, primero es necesario evitar las espinas de su cactus. 

Su pulpa ácida es similar al sabor de un kiwi y la textura se asemeja al maracuyá.

¡¡¡El jugo es delicioso!!!

Auto-stoppeuses épatantes

Voici encore une magnifique rencontre que je me devais de dévoiler sur mon blog.

Alors que nous nous rendions, mon ami Roberto et moi, au Bosque Encantado en Patagonie centrale pour y faire un trekking, une dame qui faisait de l’auto-stop a retenu toute notre  attention. Voyageant depuis quelques jours ensemble en voiture de location sur la fameuse Carretera Australe, nous avons très vite remarqué le nombre impressionnant de personnes qui se déplaçaient soit à vélo pour les plus sportifs, soit en faisant de l’auto-stop pour les plus aventuriers.

Nous avons décidé de nous arrêter pour lui demander où elle se rendait. Son trajet coïncidait avec le nôtre et nous lui avons proposé de monter dans notre véhicule. Très contente de pouvoir monter dans notre voiture, elle nous demanda si à tout hasard il  y avait de la place pour deux.  Nous avons confirmé, qu’en mettant peu d’ordre à l’arrière, il y avait bien de la place pour deux personnes. Un peu plus loin sur la route, Jolanda qui marchait avec son sac à dos, se retourna et grimpa aussitôt dans la voiture.

Nous n’avons pas regretté notre décision car nous avons appris beaucoup de ces deux extraordinaires Colombiennes.

Marta de Bogota, nous a raconté qu’elle était partie de Colombie depuis de nombreuses semaines et qu’elle voyageait uniquement en auto-stop et qu’elle dormait dans sa tente qu’elle emportait avec elle dans son sac à dos. Jolanda, son amie de 72 ans, l’avait rejointe pour deux semaines de voyage en auto-stop et camping sauvage !

Ces deux femmes rayonnantes et tellement heureuses de sortir de leur routine prouvent une fois encore qu’il n’y a pas d’âge pour voyager et qui plus est en auto-stop et garder une âme d’aventurière.

 

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Ma préface du Chili avant de vous dévoiler tous ses trésors

Le Chili

Pays de Pablo Neruda, de Gabriela Mistral ou encore de Violetta Parra. Un pays dont la longueur dépasse les 4000 km de côte et la largeur maximum  350 km. Ce pays, à la fois fort et fragile, a subi de nombreux séismes dont le plus grand jamais enregistré dans le monde d’une magnitude de 9,5 en l’an 1960 à Valdivia. Les contrastes y sont très marqués, non seulement au niveau géographique entre le nord sec et aride et le sud humide et vert qui loge de nombreux glaciers mais aussi au niveau politique entre la gauche et la droite. Sa situation géographique est aussi contrastée puisque le Chili se situe entre la côte pacifique à l’ouest et la cordillère des Andes à l’est du pays avec une multitude de volcans et de sommets, dont le plus haut du pays, le Nevado ojos del salado s’élevant à 6893 mètres. Son histoire politique, elle aussi, a marqué bien plus qu’une génération et a aussi intensifié les différences d’opinion dans ce pays. C’est un pays qui avance à vitesses distinctes entre la très moderne, parfois stressante et très peuplée capitale de Santiago et ses villages retirés de Patagonie, où le calme règne et la nature reprend tous ses droits. En Patagonie, je pensais parfois être plus en Allemagne qu’au Chili en mangeant les délicieux « Kuchen » près de fiords d’un bleu transparent qu’on confondrait presque avec des lacs. Dans un pays où « YA » s’utilise à tout bout de champ pour dire « oui », «  déjà », « on y va » ou bien plus, je me suis sentie plus que jamais proche de chez moi. J’imagine que leur « YA » est un héritage du « JA » des Allemands qui arrivèrent nombreux en Patagonie. Les larges autoroutes goudronnées laissent petit à petit place à des pistes sur la Carretera Austral, longue de 1240 km de Puerto Montt à Villa O’Higgins, où il vaut mieux rouler en 4X4 plutôt qu’en voiture rabaissée. Les plus courageux et amoureux d’aventure la parcourent souvent à bicyclette tout terrain. Pour toutes ces raisons et encore bien plus, j’aime ce pays et je savais il y a deux ans quand j’ai découvert une partie de ces différences entre un trek à Torres del Paine et le désert d’Atacama ou encore la ville portuaire de Valparaíso, que j’y reviendrais très vite. Triste de ne pas avoir pu admirer les étoiles à travers d’un télescope il y a deux ans dans le désert d’Atacama, je savais que je retenterais ma chance très vite. La pleine lune qui éclairait trop en a décidé autrement à San Pedro au mois de janvier dernier mais je n’ai pas abandonné et j’ai finalement vu ces magnifiques étoiles à travers d’un autre télescope à Vicuña et un de mes rêves s’est réalisé à ce moment-là. Après avoir traversé ce pays du nord au sud, après avoir passé plus de 6000 km sur les routes en bus et en voiture, une partie de moi est restée là-bas. Il y a des pays qui nous marquent plus que d’autres, pour différentes raisons qui sont, pour la plupart du temps, personnelles et qui sont en relation avec les expériences vécues et les personnes rencontrées et qui vont au-delà de la beauté et les richesses qu’offre un pays. Il y a plusieurs pays sur mon chemin de la découverte d’Amérique latine qui m’ont fait cet effet et le Chili en fait absolument partie. Le Chili vous séduit tant par sa nature que par ses villes et vous invite à revenir.

 

Le Chili en musique avec un grand artiste

Le Chili: pays de poésie, pays mystique, pays intrigant, contrasté et chargé d’histoire….

Avant d’écrire sur ce pays, je vous partage cette magnifique et douce chanson de PIOLIN, grand artiste (poète, auteur-compositeur et interprète)  rencontré sur ma route dans la vallée d’Elqui, un des meilleurs endroits du Chili pour admirer les étoiles avec un verre de Pisco ou de Carménère chilien. Il est aussi un grand amoureux de la langue française.

Merci de me laisser partager ta belle chanson Piolin !

Genial article d’Affranchie que je partage !

j’avais envie de parler des aventurières. Je ne sais plus réellement à quand remonte cette envie d’ailleurs mais je sais que je l’ai toujours eu. Enfant, j’adorais Indiana Jones et Tintin. Jeune fille je me suis demandé : mais où sont les personnages féminins dans ces œuvres? Pourquoi sont elles toujours effacées? Pourquoi ont elles […]

via Voyageuse : “Qu’importe le nombre de pays que tu parcoures, puisque tu as la pensée qui s’élance au dela de ce monde à la recherche de l’infini” — Affranchie

Sì viaggiare

Lucio Battisti, amo le sue canzoni !

Questa canzone è la canzone del giorno :

Lucio Battisti – Sì viaggiare

Buona giornata

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